Magistère pontifical · Constitution apostolique

Indulgentiarum doctrina — la réforme des indulgences

Saint Paul VI — 1ᵉʳ janvier 1967

L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée.

Indulgentiarum doctrina, norme 1

Notice#

Cette constitution réforme une pratique dont l’histoire avait été désastreuse. Elle opère trois changements majeurs.

Elle supprime les quantifications en jours et en années — « trois cents jours d’indulgence » —, qui n’avaient plus de sens compréhensible et entretenaient une représentation comptable. Ne subsiste que la distinction entre indulgence partielle et plénière.

Elle réduit considérablement le nombre des indulgences concédées, pour éviter la dispersion et redonner du poids à celles qui restent.

Elle recentre la doctrine sur la communion des saints : l’indulgence n’est pas une transaction mais l’application, à un membre du corps, du bien accompli par le corps entier. C’est un aveu d’insuffisance, non un mérite personnel.

La définition qu’elle donne — reprise mot pour mot par le Catéchisme au n° 1471 — précise que l’indulgence suppose que la faute soit déjà pardonnée. Elle n’intervient qu’après, sur la guérison. Ce qu’est réellement une indulgence →

Repères#

Auteur
Saint Paul VI
Date
1ᵉʳ janvier 1967
Genre
Constitution apostolique
Langue d’origine
latin
Siècle
XXᵉ siècle
Thèmes
Conversion et pénitence, Discipline et droit, Miséricorde et pardon