Magistère pontifical · Encyclique

Laudato si’ — sur la sauvegarde de la maison commune

Pape François — 24 mai 2015

La sobriété, vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice : moins est plus.

Laudato si’, n° 222

Notice#

L’encyclique sur l’écologie intégrale a donné au jeûne quadragésimal une portée nouvelle, et elle l’a fait sans rien inventer : la sobriété que le Carême enseigne depuis dix-sept siècles est exactement la vertu que la crise écologique réclame.

Le chapitre VI, sur l’éducation et la spiritualité écologiques, est le plus directement utile. François y développe la notion de conversion écologique, la critique du « paradigme technocratique », l’éloge de la sobriété heureuse, et une réhabilitation de la gratuité contre l’utilitarisme.

Il consacre aussi des pages au dimanche et au repos : le sabbat est présenté comme une limite mise à l’exploitation, de la terre comme des hommes.

Une remarque du n° 222 mérite d’être retenue pour un Carême : la sobriété n’est pas une diminution de vie mais une intensification — « on peut avoir besoin de peu et vivre beaucoup ». C’est la formulation contemporaine d’une intuition patristique.

L’encyclique a été prolongée par l’exhortation Laudate Deum (2023). Quarante défis, dont plusieurs écologiques →

Repères#

Auteur
Pape François
Date
24 mai 2015
Genre
Encyclique
Langue d’origine
italien
Siècle
XXIᵉ siècle
Thèmes
Justice et société, Le jeûne, Conversion et pénitence