Magistère pontifical · Lettre apostolique
Desiderio desideravi — sur la formation liturgique
Pape François — 29 juin 2022
Nous ne pouvons pas retourner à cette forme rituelle que les Pères conciliaires ont ressenti le besoin de réformer ; mais nous devons redécouvrir le sens du symbole.
D’après Desiderio desideraviNotice#
Cette lettre traite d’une question qui commande la manière dont un Carême est vécu : sommes-nous encore capables de comprendre un rite ?
François y développe une thèse anthropologique héritée de Romano Guardini : la modernité a perdu la capacité symbolique. Habitués à un rapport instrumental au monde, nous ne savons plus lire un geste, une matière, une répétition — nous demandons à tout d’être expliqué, donc traduit, donc réduit.
Or le Carême est un temps entièrement construit sur des symboles : la cendre, la couleur, le silence, les absences — l’Alleluia retiré, les fleurs ôtées, l’orgue muet. Un fidèle qui n’a plus de capacité symbolique ne perçoit rien de tout cela : il constate seulement que la messe est moins agréable.
La lettre plaide donc pour une formation liturgique qui ne soit ni un cours de rubriques ni une explication permanente en cours de célébration, mais un apprentissage du langage des signes.
C’est probablement le texte contemporain le plus utile pour comprendre pourquoi tant de fidèles s’ennuient en Carême. La grammaire symbolique du Carême →
Repères#
- Auteur
- Pape François
- Date
- 29 juin 2022
- Genre
- Lettre apostolique
- Langue d’origine
- italien
- Siècle
- XXIᵉ siècle
- Thèmes
- Liturgie et calendrier, La prière