Conciles et droit · Décret dogmatique
Concile de Trente, session VI — décret sur la justification
Concile de Trente — 13 janvier 1547
Si quelqu’un dit que, sans la grâce prévenante du Saint-Esprit, l’homme peut croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut : qu’il soit anathème.
Session VI, canon 3Notice#
C’est le texte doctrinal décisif pour comprendre ce qu’est — et ce que n’est pas — un Carême catholique.
Le décret tranche la question qui divisait l’Occident : la grâce est absolument première. Elle précède non seulement l’acte bon, mais le désir même de le faire. Nul ne se convertit d’abord pour recevoir ensuite : c’est Dieu qui commence.
Mais le concile maintient simultanément que les œuvres accomplies dans la grâce sont véritablement méritoires (canon 32) — contre l’idée qu’elles seraient de simples fruits sans valeur. Il tient ainsi les deux bouts : rien ne vient de nous, et pourtant ce que nous faisons compte réellement.
Conséquence pratique et immédiate : un Carême n’est pas un capital accumulé. L’échec d’une résolution n’annule aucun crédit, parce qu’il n’y avait pas de crédit : il y avait un don. C’est ce que dit, dans une autre langue, la collecte du premier dimanche de Carême — nous demandons à Dieu de nous accorder de progresser. Développement →
Repères#
- Auteur
- Concile de Trente
- Date
- 13 janvier 1547
- Genre
- Décret dogmatique
- Langue d’origine
- latin
- Siècle
- XVIᵉ siècle
- Thèmes
- Conversion et pénitence, Miséricorde et pardon
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- Saint Cyprien de Carthage — Les œuvres et l’aumône (De opere et eleemosynis)
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- Saint Augustin — Les sermons de Carême (205–211)
- Saint Augustin — L’utilité du jeûne (De utilitate ieiunii)