Pères de l’Église · Sermons
Les douze sermons sur le Carême (39–50)
Saint Léon le Grand — 440–461
Ce que chacun doit faire en tout temps, il faut maintenant l’accomplir avec plus de soin et de dévotion.
Sermon 39, 2Notice#
Pape de 440 à 461, Léon a laissé quatre-vingt-seize sermons, dont douze pour l’entrée en Carême. Ils constituent le corpus le plus systématique de l’Antiquité latine sur le sujet, et ils ont fixé la doctrine occidentale du Carême pour mille cinq cents ans. L’Office des lectures en fait encore lire des extraits chaque année.
Quatre axes structurent l’ensemble.
Le Carême est une intensification, non une exception. C’est la thèse d’ouverture du sermon 39, et elle interdit de faire des quarante jours une parenthèse : ils portent à son plus haut degré ce qui doit toujours être vécu.
Le Carême est une campagne militaire. Léon emploie systématiquement le vocabulaire de la guerre : le chrétien est un soldat, le diable un adversaire réel, le jeûne une arme.
Le jeûne est ordonné à l’aumône. « Ce que nous retranchons à notre table, faisons-en la nourriture des pauvres. »
Le Carême est ecclésial. Tous jeûnent ensemble : le riche et le pauvre, le clerc et le laïc, et cette communauté d’observance est elle-même signifiante.
Léon affirme par ailleurs l’origine apostolique du Carême — affirmation d’autorité que la critique historique ne confirme pas, mais qui dit l’importance qu’il lui accorde.
Repères#
- Auteur
- Saint Léon le Grand
- Date
- 440–461
- Genre
- Sermons
- Langue d’origine
- latin
- Siècle
- Vᵉ siècle
- Thèmes
- Le jeûne, L’aumône et les pauvres, Conversion et pénitence, Combat spirituel, Liturgie et calendrier