Pères de l’Église · Hymnes

Hymnes sur le jeûne

Saint Éphrem le Syrien — v. 365

Le jeûne d’Adam fut brisé par un fruit ; le jeûne du Second Adam a rendu au jardin sa porte.

D’après les Hymnes sur le jeûne

Notice#

Diacre à Nisibe puis à Édesse, Éphrem est le plus grand poète de la tradition syriaque ; le titre de docteur de l’Église lui a été conféré en 1920. Sa théologie ne procède pas par concepts mais par typologies : elle superpose les figures bibliques jusqu’à ce que le sens apparaisse.

Ses hymnes sur le jeûne relient ainsi Adam au paradis, Moïse au Sinaï, Élie à l’Horeb, Daniel à Babylone et le Christ au désert dans un seul tissu d’images. Le jeûne y est présenté comme une arme, un vêtement, une clef, un remède : jamais comme une privation en soi.

Éphrem est aussi l’auteur — ou du moins le patron — de la prière pénitentielle récitée avec prosternations à chaque office du Grand Carême byzantin : « Seigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse, de découragement, de domination et de vain bavardage… Donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère. »

C’est probablement le texte le plus prié au monde pendant le Carême, et sa structure est parfaite : quatre vices, quatre vertus, une demande finale qui résume tout.

Repères#

Auteur
Saint Éphrem le Syrien
Date
v. 365
Genre
Hymnes
Langue d’origine
syriaque
Siècle
IVᵉ siècle
Thèmes
Le jeûne, Lecture de l’Écriture, Combat spirituel