Magistère pontifical · Encyclique
Non ambigimus — sur l’observance du jeûne
Benoît XIV — 30 mai 1741
L’observance du Carême est le lien de notre milice : par elle nous nous distinguons des ennemis de la croix du Christ.
D’après Non ambigimusNotice#
Benoît XIV, le plus savant des papes du XVIIIe siècle, constate l’érosion générale du jeûne quadragésimal : dispenses multipliées, collations devenues repas, abstinence négociée. L’encyclique rappelle l’obligation et met en garde contre l’extension abusive des indults.
Le document est précieux par ce qu’il révèle : si un pape doit rappeler la règle, c’est qu’elle n’est plus suivie. Il documente donc, à son corps défendant, l’état réel de la pratique au milieu du XVIIIe siècle.
Il contient aussi une phrase souvent citée par la suite, qui fait du Carême un marqueur d’appartenance : son abandon entraînerait un affaiblissement de la gloire de Dieu, un déshonneur pour la religion et un danger pour les âmes chrétiennes.
Deux siècles plus tard, Paul VI prendra le problème par l’autre bout : plutôt que de rappeler une règle inappliquée, il en réduira l’étendue pour en restaurer le sens. Paenitemini →
Repères#
- Auteur
- Benoît XIV
- Date
- 30 mai 1741
- Genre
- Encyclique
- Langue d’origine
- latin
- Siècle
- XVIIIᵉ siècle
- Thèmes
- Le jeûne, Discipline et droit