Homélies célèbres · Conférences

Conférences de Carême de 1945, au retour de Dachau

Michel Riquet — Carême 1946

Je ne viens pas vous parler de la haine : je viens vous dire ce qu’il en reste quand on l’a traversée.

D’après les conférences de Notre-Dame

Notice#

Jésuite, aumônier de la Résistance, arrêté en 1944, déporté à Mauthausen puis à Dachau, le père Riquet est revenu en 1945 et a repris la chaire de Notre-Dame.

Ses conférences de l’immédiat après-guerre ont un statut particulier dans l’histoire de la prédication française : un homme qui sortait des camps parlait du pardon devant un pays qui exigeait des comptes.

Il n’a pas prêché l’oubli. Sa position, exigeante, distinguait soigneusement la justice, qui doit être rendue, du ressentiment, qui détruit celui qui le porte. Cette distinction — qu’on retrouvera plus tard chez Jean-Paul II à propos de la Pologne, et dans les processus de réconciliation contemporains — est l’un des apports majeurs de la prédication chrétienne du XXe siècle.

Riquet a par ailleurs joué un rôle important dans le dialogue judéo-chrétien et dans les débats sur la laïcité française.

Repères#

Auteur
Michel Riquet
Date
Carême 1946
Genre
Conférences
Langue d’origine
français
Siècle
XXᵉ siècle
Thèmes
Miséricorde et pardon, Justice et société, Croix et Passion