Docteurs et saints · Traité spirituel

Le Chemin de perfection

Sainte Thérèse d’Ávila — v. 1566

Ce n’est pas beaucoup penser qu’il faut, mais beaucoup aimer : faites donc ce qui vous éveille le plus à l’amour.

D’après les Demeures, IV, 1

Notice#

Écrit pour ses carmélites, ce traité enseigne l’oraison à des femmes qui n’avaient reçu aucune formation théologique — et Thérèse écrivait sous la surveillance de l’Inquisition, ce qui explique son ton faussement modeste et ses ruses de style.

Son intérêt pour le Carême tient à trois choses.

La primauté de l’oraison sur la mortification. Thérèse a fondé un ordre austère ; elle passe pourtant son temps à corriger les excès ascétiques de ses sœurs et à réclamer qu’elles mangent et dorment suffisamment.

Le réalisme sur les distractions. Ses pages sur l’esprit qui vagabonde pendant la prière — « ce fou de la maison » — sont d’un secours immédiat pour quiconque tente de prier dix minutes.

Le critère de vérification : on ne juge pas de la qualité d’une oraison à ce qu’on y ressent, mais à ce qu’elle produit dans la vie quotidienne — patience, humilité, charité fraternelle. C’est le meilleur antidote qui soit à la spiritualité du sentiment.

Repères#

Auteur
Sainte Thérèse d’Ávila
Date
v. 1566
Genre
Traité spirituel
Langue d’origine
espagnol
Siècle
XVIᵉ siècle
Thèmes
La prière, Conversion et pénitence