Docteurs et saints · Essai

L’Esprit de la liturgie et Les Signes sacrés

Romano Guardini — 1918–1922

La liturgie ne veut rien enseigner en premier lieu : elle veut d’abord que quelque chose se passe.

D’après L’Esprit de la liturgie

Notice#

Prêtre et théologien italo-allemand, Guardini est l’un des inspirateurs du mouvement liturgique et, indirectement, de la réforme de Vatican II. Ses deux petits livres ont été lus par des générations et gardent une fraîcheur intacte.

Les Signes sacrés est le plus utile pour le Carême : quelques pages sur le signe de croix, l’agenouillement, les mains jointes, le silence, la cendre, la lumière. Guardini y montre que ces gestes ne sont pas des illustrations d’idées : ils sont un langage antérieur au discours, et l’on ne peut pas les remplacer par des explications.

Sa thèse la plus utile aujourd’hui : la liturgie ne cherche pas d’abord l’émotion ni la compréhension, mais l’action. On y fait quelque chose ensemble. Cela invalide autant le rubricisme desséché que l’animation démonstrative.

Guardini écrivait aussi, sur la fin de sa vie, une inquiétude devenue célèbre : l’homme moderne est-il encore capable d’un acte liturgique ? La question reste ouverte.

Repères#

Auteur
Romano Guardini
Date
1918–1922
Genre
Essai
Langue d’origine
allemand
Siècle
XXᵉ siècle
Thèmes
Liturgie et calendrier, La prière