Docteurs et saints · Sermons paroissiaux
Sermons sur le Carême et la pénitence
Saint Jean-Marie Vianney — v. 1820–1850
Le bon Dieu n’a pas besoin de nos jeûnes : c’est nous qui en avons besoin.
D’après les sermons du curé d’ArsNotice#
Curé d’un village de trois cents habitants, Jean-Marie Vianney n’avait aucune formation intellectuelle et écrivait laborieusement ses sermons, souvent recopiés de recueils. Ils sont pourtant restés, pour une raison simple : ils étaient prêchés par un homme qui faisait ce qu’il disait.
Sa doctrine du Carême est classique et son originalité est ailleurs : dans la place absolue donnée à la confession. Vianney a passé jusqu’à seize heures par jour au confessionnal, pendant trente ans ; à la fin de sa vie, cent mille pèlerins par an venaient à Ars.
Ce fait a une portée qui dépasse la dévotion : il rappelle que le Carême aboutit au sacrement, non à la performance ascétique. Toute la pastorale de Vianney tient dans un déplacement — le pénitent vient parler de ses péchés, il repart en ayant entendu parler de la miséricorde.
Ses formules ont survécu à ses sermons : « Le bon Dieu pardonne plus vite qu’une mère ne retire son enfant du feu. »
Repères#
- Auteur
- Saint Jean-Marie Vianney
- Date
- v. 1820–1850
- Genre
- Sermons paroissiaux
- Langue d’origine
- français
- Siècle
- XIXᵉ siècle
- Thèmes
- Conversion et pénitence, Miséricorde et pardon, Le jeûne
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