Docteurs et saints · Dialogue mystique

Le Dialogue

Sainte Catherine de Sienne — 1378

La pénitence n’est pas la fin : elle est l’instrument. Ce que je veux, c’est le désir infini de l’âme.

D’après Le Dialogue, chapitres sur la pénitence

Notice#

Dictée en état d’extase à ses secrétaires, cette œuvre est structurée comme un dialogue entre l’âme et Dieu le Père. Catherine, laïque dominicaine morte à trente-trois ans, sera proclamée docteur de l’Église en 1970 — l’une des quatre femmes à l’être.

Son apport propre sur la pénitence est un correctif de grande portée dans un siècle qui aimait les mortifications spectaculaires. Dieu, dans le Dialogue, met en garde : celui qui met sa confiance dans la pénitence extérieure « fonde sa maison sur le sable ». La pénitence est un moyen, « fini », et l’on ne satisfait pas à une offense infinie par des moyens finis.

Ce qui compte est le désir, seule réalité infinie de l’âme. Catherine peut donc être à la fois d’une austérité extrême dans sa vie personnelle et d’une modération remarquable dans ses conseils : elle recommande souvent à ses correspondants de diminuer leurs jeûnes.

Ses lettres, écrites à des papes, des princes, des condamnés à mort, complètent l’ouvrage et sont d’une liberté de ton stupéfiante.

Repères#

Auteur
Sainte Catherine de Sienne
Date
1378
Genre
Dialogue mystique
Langue d’origine
italien (toscan)
Siècle
XIVᵉ siècle
Thèmes
Conversion et pénitence, La prière, Miséricorde et pardon