Docteurs et saints · Écrits

Nous autres, gens des rues

Madeleine Delbrêl — écrits 1933–1964

Nous, gens de la rue, croyons de toutes nos forces que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis, est pour nous le lieu de notre sainteté.

Nous autres, gens des rues

Notice#

Convertie à vingt ans après une adolescence athée, assistante sociale à Ivry-sur-Seine, ville communiste, Madeleine Delbrêl a inventé une manière de vivre l’Évangile en milieu ouvrier et incroyant, sans structure religieuse visible.

Son apport au Carême est un déplacement du lieu : pour elle, le désert n’est pas une retraite mais la rue, le bureau, l’escalier de l’immeuble. « Il y a des gens que Dieu prend et met à part. Il y en a d’autres qu’il laisse dans la masse. »

Elle formule aussi, avec une précision rare, l’ascèse propre à la vie active : la disponibilité, l’interruption acceptée, la fidélité aux tâches banales. « Nous sommes libres pour l’imprévu. »

Son style — bref, coupant, souvent poétique — la rend immédiatement lisible. C’est probablement l’auteur du XXe siècle le plus utile à un laïc qui travaille.

Repères#

Auteur
Madeleine Delbrêl
Date
écrits 1933–1964
Genre
Écrits
Langue d’origine
français
Siècle
XXᵉ siècle
Thèmes
Conversion et pénitence, Justice et société, La prière