Magistère pontifical · Encyclique

Deus caritas est — sur l’amour chrétien

Benoît XVI — 25 décembre 2005

Le programme du chrétien — le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus — est un cœur qui voit.

Deus caritas est, n° 31

Notice#

Première encyclique de Benoît XVI, en deux parties : une réflexion théologique sur l’amour (eros et agapè), puis un traité sur la charité organisée de l’Église.

Son apport au Carême concerne l’aumône. Benoît XVI y traite une objection contemporaine sérieuse : si l’État providence assure la justice sociale, la charité n’est-elle pas devenue superflue, voire suspecte ?

Sa réponse est ferme : « il n’y aura jamais de situation dans laquelle on n’aura pas besoin de la charité de chaque chrétien », parce que l’homme a besoin d’autre chose que de prestations — d’attention, de reconnaissance, de présence. Une « société parfaitement juste » rendrait la charité plus nécessaire, non moins.

La formule du « cœur qui voit » (n° 31) est devenue emblématique : la charité n’est pas d’abord une action mais une perception. Le Samaritain n’est pas meilleur que le prêtre et le lévite : il voit.

L’encyclique met enfin en garde contre le prosélytisme dans l’action caritative : « l’amour est gratuit ; il n’est pas utilisé pour atteindre d’autres fins ».

Repères#

Auteur
Benoît XVI
Date
25 décembre 2005
Genre
Encyclique
Langue d’origine
allemand/latin
Siècle
XXIᵉ siècle
Thèmes
L’aumône et les pauvres, Justice et société, La prière